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Egypte : le petit temple d'Abou Simbel, dédié à Nefertari-Hathor

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Légende sur document :

Petit temple d'Ibsamboul dédié à Hathor (Nubie).

Sur négatif


Mots Clés

Abou Simbel Temple Lac Nasser Nasser Gamal Abdel Nefertari Ramsès II

Collection

MAGENDIE
verso

Datation : Entre 1863 et 1915

( datation min. : 1863, datation max. : 1915 )

Auteur du cliché : Inconnu

Série : Egypte , numéro : 8884

Editeur : Ferrier père fils & Soulier, Léon & Lévy Successeurs , mention d'édition : F.P.F. & S. L&L SUCC.RS

Diffuseur : Maison Martinet

Lieu de la prise de vue : Abou Simbel , Gouvernorat d'Assouan , Egypte /Afrique/Égypte/Gouvernorat d'Assouan/Abou simbel

Texte au recto : F.P.F. & S. L&L SUCC.RS EGYPTE 8884 Petit temple d'Ibsamboul dédié à Hator (Nubie).

Texte au verso : Tampon humide du revendeur : MAISON MARTINET HAUTECOEUR FILS & Cie GRAND HÔTEL

Analyse :

Le site d’Abou Simbel se trouve dans l’extrême sud de l’Égypte, dans l’ancienne Nubie, au sud du lac Nasser, sur le Nil, à environ 70 km de la deuxième cataracte et à plus de 1 130 km du Caire. Abou Simbel comporte deux temples : l’un, dédié au culte de Ramsès II, dit « le grand temple » et l’autre, dédié à son épouse Néfertari (assimilée à Hathor), dit « le petit temple ».
Les deux temples sont creusés dans la roche près d'Abou Simbel. Tous deux ont été construits durant le règne du pharaon Ramsès II (XIXe dynastie) vers 1260 av. J.-C. pour commémorer sa victoire à la bataille de Qadesh (qui a eu lieu en 1275 av. J.-C., en l’an V du règne de Ramsès II). Le pharaon poursuivait la démonstration militaire qu’avait instaurée son père, Séthi Ier. Ramsès II affrontait le roi hittite Muwatalli, sur les terres de la future Syrie. Les Hittites parviennent alors à séparer les divisions égyptiennes et à les encercler. Mais les bas-reliefs du grand temple relatent que, alors qu’il était complètement acculé, le pharaon trouva un char abandonné, s’en empara et parvint à gagner la bataille. Pour commémorer cet évènement, il décida d’ériger deux temples qui seraient voués à son propre culte et celui de son épouse Néfertari en même temps qu’à celui des dieux.
La vue ci-dessus est celle du « petit temple », celui de Néfertari ; le cadrage très serré de la photo ne permet pas de se rendre compte que nous sommes ici sur le site d’origine. La Stéréothèque ne dispose malheureusement pas de vue du grand temple dédié à Ramsès II lui-même.
Ramsès II a lancé ce chantier dès le début de son règne, sur le modèle du pharaon Amenhotep III, qui avait fait bâtir des sanctuaires monumentaux en haute Nubie. L’objectif était de renouer avec la prospérité qui régnait sous le règne de son prédécesseur, les temples devant combler les dieux et assurer, grâce au bon cycle des crues du Nil, la sécurité alimentaire de ses sujets.
Le petit temple consacré à Néfertari fut le premier à être découvert. Quant au grand temple dédié à Ramsès II, il fut découvert le 22 mars 1813 par hasard par l’historien suisse Johann Ludwig Burckhardt : en s’éloignant quelque peu du petit temple qu’il était venu visiter, à une centaine de mètres à l’est, il aperçut la façade du grand temple en grande partie ensablée qui ne laissait transparaître que le haut des quatre statues. Ce n’est que quatre ans plus tard, le 1er août 1817, que l’explorateur italien Giovanni Battista Belzoni parvint à désensabler le grand temple et à ouvrir son entrée.
Le petit temple, quant à lui, est creusé dans la roche de la colline d'Ibshek (ce qu’on appelle un spéos). Il est voué au culte de Néfertari déifiée sous les traits d'Hathor. Il est taillé dans la roche en totalité, y compris la façade composée de six statues colossales de Ramsès II et de Néfertari ainsi que d'autres statues, bas-reliefs et frises.
Suite à la décision du président égyptien Gamal Abdel Nasser de construire le haut barrage d'Assouan sur le Nil pour produire de l'électricité, augmenter les surfaces cultivables et éliminer la crue du Nil en aval du barrage, à la demande des gouvernements égyptien et soudanais, l’UNESCO a lancé le 8 mars 1960 un appel mondial au sauvetage des monuments de Nubie. C’est à cette occasion que cette institution a défini la notion de « patrimoine universel ». Le principe retenu fut de déplacer les sanctuaires hors des lieux menacés pour les exposer à nouveau, au plus près de leur site d'origine dans la même orientation, à l'abri des eaux du futur lac Nasser.
La coopération internationale est mise en œuvre dès 1959 par le ministre égyptien de la culture Tharwat Okasha et l'égyptologue française Christiane Desroches Noblecourt qui utilisèrent le patrimoine de l'Égypte pharaonique comme ambassadeur à travers des expositions internationales (Washington 1961, Paris 1967) afin de lever des fonds pour le sauvetage des temples de Nubie. Le chantier fut commencé en mars 1964. Les deux temples d'Abou Simbel réinstallés sur leur nouveau site ont été inaugurés en septembre 1968.
Les deux chefs-d'œuvre nubiens furent entièrement démontés des collines sacrées de Méha et d'Ibshek, pour être reconstruits plus haut, au bord du lac, sur deux collines artificielles à l'abri de la montée des eaux. Ce spectaculaire déplacement de l’ensemble des monuments (22) des sites du lac Nasser et de l’île de Philae sera la plus grande et la plus extraordinaire opération de sauvetage archéologique jamais organisée. L’Egypte a pris à sa charge la moitié du coût des travaux.

Bibliographie :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Petit_temple_d 'Abou_Simbel
https://fr.wikipedia.org/wiki/Temples_d ’Abou_Simbel
https://fr.wikipedia.org/wiki/Ancien_barrage_d ’Assouan
« Victoire en Nubie, 4000 ans d’Histoire sauvés des eaux », Le Courrier de l’UNESCO, Février/Mars 1980

Etat de conservation : bon

Lieu de conservation : Lescar

Type de support : Photographies collées sur carton

Information développement : Positif

Information couleur : Noir et Blanc

Date d'entrée dans la stéréothèque : Novembre 2014

Proprietaire : M. Magendie

N° d'inventaire : Mag3054

Elaboration de la notice : Fanny Arnaud et Christian Bernadat (indexation collaborative)