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Bordeaux, vue sur la rade et le Pont de Pierre

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Légende sur document :

Port de Bordeaux (Gironde)

Légende manuscrite au dos de la carte. Encre de couleur noire.


Mots Clés

Bordeaux Pont à voûtes Immeuble Maison Bâtiment pour l'octroi Garonne Ville

Collection

MAGENDIE
verso

Datation : Entre 1860 et 1890

( datation min. : 1860, datation max. : 1890 )

Auteur du cliché : Inconnu

Lieu de la prise de vue : /Europe/France/Nouvelle-Aquitaine/Gironde/Arrondissement de Bordeaux/Bordeaux

Texte au verso : Port de Bordeaux (Gironde) A 582 ktres de Paris ligne Orléans. Le pont de Bordeaux a 501 mètres de longueur. Il a coûté 6.850.000 f.

Analyse :

Cette vue ancienne de la rade, barrée par le Pont de Pierre, a été prise depuis la tour St Michel. Elle est intéressante à plus d’un titre.
En amont du pont, ici au pied de la rampe d’accès, se concentre le port fluvial de Bordeaux ; on y trouve tout à droite un grand nombre de gabarres amarrées à couple perpendiculairement à la berge, la plupart protégées par un tau (une toile posée sur le mât replié), signe qu’elles sont ici au mouillage au moins pour la journée, en attente de fret à « remonter » dans les ports fluviaux de l’amont. Puis, vers le pont, quelques grandes allèges sont amarrées parallèlement à la rive. Mais surtout, au plus près du pont, apparaissent trois grandes « sapines tarnaises » à la proue très relevée, d’un modèle en voie de disparition. Les témoignages photographiques de telles embarcations fluviales sont extrêmement rares (voir dans la Stéréothèque la Plaque 003 de la Collection Duclot), ce qui confère à ce cliché un intérêt de tout premier plan.
Devant l’entrée du Pont de Pierre, on notera les maisons de l’octroi (cet impôt étant alors à acquitter pour toute marchandise entrant à Bordeaux) et, devant celui de droite, un petit kiosque circulaire où l’on vendait vraisemblablement des journaux, des boissons, des friandises et, peut-être aussi des billets pour embarquer sur une des compagnies de vapeurs fluviaux qui desservait l’amont et l’aval de Bordeaux.
Sur l’autre rive, on identifie clairement la gare d’Orléans, avec sa grande verrière en demi-lune, gare ouverte en 1852, par laquelle on pouvait prendre le chemin de fer pour Angoulême, Orléans et Paris. Devant la gare, le bâtiment bâti sur le quai est une petite gare maritime, associée à la gare de chemins de fer, qui permettait d’accéder en correspondance aux liaisons fluviales avec les villes de l’aval (jusqu’à Royan) ou de l’amont (au moins jusqu’à Agen).
Un dernier élément mérite une mention : alors que le fleuve est, certains mois, envahi de voiliers morutiers (les terre-neuvas) au mouillage, la rade est ici extrêmement vide. Ceci indique que nous sommes au printemps ou en été, périodes où la campagne de pêche bat son plein et où tous les navires ont quitté le port.

Bibliographie :

François Beaudouin, Les bateaux garonnais (II), Les Cahiers du Musée de la Batellerie n°45, décembre 2001.
Francis Moro et Brigitte Lacombe, La Bastide, Ed. Alan Sutton, Juin 2002

Etat de conservation : mauvais

Lieu de conservation : Lescar

Type de support : Photographies collées sur carton

Dimensions du support : 9 x 17,5 cm

Information développement : Positif

Information couleur : Noir et Blanc

Type de stéréo sauvegardée : Anaglyphe (vert / rouge)

Date d'entrée dans la stéréothèque : Mars 2016

Proprietaire : M. Magendie

N° d'inventaire : Mag6477

Elaboration de la notice : Catherine Carponsin-Martin et Christian Bernadat